Comment j’ai appris l’informatique
Pas une fiche de compétences. L’histoire vraie — un père, un premier ordinateur à 5 ans, un prof pas comme les autres, et tout ce qui a suivi.
Tout a commencé avec mon père
Premiers clicsMon premier ordinateur entre les mains à 5 ans. Si j’y suis venu, c’est grâce à mon père : à la maison, il nous a transmis bien plus que l’informatique — le goût de l’électronique, l’envie de comprendre comment marchent les machines, de les ouvrir, de ne pas en avoir peur. La machine n’était pas un objet interdit, c’était un terrain de jeu. Je cliquais partout, je démontais, je recommençais. Je ne savais pas encore que ça allait occuper toute ma vie — et encore moins que ça pouvait devenir un métier.
David, et un GIF en fond d’écran
Visual BasicLe vrai déclic, je le dois à David, mon prof d’informatique en CM1. Il était en fauteuil roulant, et un jour il m’a montré comment mettre un GIF animé en fond d’écran. En 2009, pour moi, c’était de la pure magie. La même année, je tape mes premières lignes de Visual Basic — je ne comprends pas tout, mais je sens que je peux vraiment parler à la machine, lui donner des ordres.
Le premier vrai code
Java · MinecraftLe code, le vrai, je l’ai touché dans Minecraft. En Java, j’ai créé mes propres items — des objets qui n’existaient pas tant que je ne les avais pas écrits. Voir une idée apparaître dans un monde juste parce que j’avais tapé la bonne ligne… ça ne m’a plus jamais lâché.
IP, ports, et mes premiers serveurs
IP · ports · serveursEnsuite, j’ai voulu que d’autres jouent sur mes mondes. J’ai commencé à héberger mes propres serveurs Minecraft. C’est là que j’ai rencontré ce qui m’anime encore aujourd’hui : les adresses IP, les ports, la façon dont une machine en trouve une autre. De l’infrastructure, bien avant de savoir que ça portait un nom.
Réparer pour comprendre
Réparation · électroniqueVers 14 ans, je passe des heures à réparer : des ordinateurs, des téléphones, les miens et ceux des autres. Changer un écran, remplacer une batterie, débloquer un appareil, réinstaller un système. Plus j’ouvrais les machines, plus je comprenais comment elles tenaient debout — le matériel autant que le logiciel. Cette curiosité de l’électronique, je la dois à mon père.
Mettre quelque chose en ligne
WordPressÀ 15 ans, mes premiers sites WordPress. Publier quelque chose à une adresse que n’importe qui, n’importe où, pouvait ouvrir — c’était une autre forme de magie, plus grande que la première.
Quand le site devient logiciel
PHPUn an plus tard, je passe au PHP. Mes premières vraies applications : des formulaires, des bases de données, de la logique qui décide. Le site n’était plus une vitrine — c’était un logiciel qui faisait quelque chose.
Mes premiers modules, sur Shopify
Ruby · ShopifyÀ 17 ans, je code mes premiers modules en Ruby sur Shopify. C’est ma première rencontre avec un autre langage et l’écosystème e-commerce : étendre une plateforme existante, brancher mon code sur celui des autres, et le voir tourner chez de vrais marchands.
La production, pour de vrai
ProductionÀ 18 ans, mon premier vrai serveur en production. Fini le bac à sable : des utilisateurs réels, des choses qui cassent à 3 h du matin, et la responsabilité que ça tienne malgré tout. J’ai appris autant des pannes que du reste.
Le cloud, et l’échelle
AWS · Next.jsÀ 20 ans, je bascule dans le cloud — il y a plus de cinq ans maintenant. AWS. Je construis mes premières vraies infrastructures : solides, et surtout faites pour itérer dessus. En parallèle, mes premières apps Next.js ; j’avais déjà touché à Node.js plus jeune sans tout comprendre, et là, enfin, tout s’est mis en place.
Notre e-commerce, et une vraie infra
PrestaShop · AWSÀ 21 ans, on lance notre propre e-commerce — qu’on revendra plus tard. Je suis derrière toute l’infrastructure sur AWS : distribution et CDN, bases de données, mise à l’échelle. J’écris aussi des dizaines de modules PrestaShop pour le plier à nos besoins. Pour la première fois, mon code et mon infra servent directement un business qui est le mien — chaque optimisation se voit sur le chiffre.
Déployer, à grande échelle
EC2 · à l’échelleÀ 23 ans, je déploie des dizaines d’instances EC2. Le réflexe « un serveur » devient « une flotte » : load balancing, mise à l’échelle, surveillance — et la question qui ne me quitte plus depuis : est-ce que tout ça est vraiment dimensionné juste, ou est-ce qu’on paie du vide ?
L’architecture, et le coût des choses
Architecture · finopsPetit à petit, je me suis intéressé à la technique pour de bon : la mise en production, le suivi et l’optimisation des coûts, l’architecture. Transformer une idée en système qui tient, sans gaspiller. De l’enfant qui mettait un GIF en fond d’écran à l’ingénieur qui dimensionne des infrastructures — c’est exactement ce que je fais aujourd’hui, chez Stralya.